Certains en ont tellement qu’ils ne savent plus quoi en faire et d’autres en manquent constamment… Pourtant nous sommes réglés sur la même horloge, le même calendrier.

Le temps est une conception de l’esprit. Une invention de l’homme.

Pourtant, il gère nos vies.

Imaginez qu’il n’y ait plus de mois, plus de semaines, plus d’heures.

Qu’il n’y ait que le soleil qui se lève, la lune qui le succède et la danse des saisons.

Qu’il n’y ait plus de REER, plus de passé, plus de futur.

Seulement la vie qui passe. Le corps à nourrir, à protéger et à faire dormir. Les gens et la nature à aimer. En toute simplicité.

Y penser me libère. Nous sommes tellement loin de nos racines d’êtres vivants. Nous nous sommes rendus tellement loin dans cette conception du temps et par alliance, de l’argent, que nous nous sommes peu à peu emprisonnés en tant qu’espèce.

Nous avons créé une immense roue et nous tournons tous à l’intérieur au point d’en être épuisés.

Mais la vie, ce n’est pas sensé être ça. Dans l’idée où nous n’avons qu’une vie à vivre, cela ne fait aucun sens de s’enfermer dans une routine qui se répète et se ressemble d’un jour à l’autre. La nature, la vie, le soleil, l’eau, l’abondance de la Terre, toutes ces beautés et ces merveilles accessibles à peine quelques heures par semaine car le reste est consacré à travailler pour pouvoir avoir un toit et de la bouffe sur la table? Le système dans lequel nous nous sommes fait intégrer depuis la naissance n’est pas le nôtre. Nous participons à une machine à laquelle nous n’avons pas consciemment adhéré. Nous faisons partie d’une société anxieuse, stressée et fatiguée… Est-ce une surprise? Non car la vie, ce n’est pas ça. Nous avons suivi, nous avons les 2 pieds dedans, mais est-ce vraiment ce que nous voulons?

Mais on ne lance pas une roue dans une pente en espérant qu’elle s’arrêtera par elle-même au milieu de celle-ci. Plus longtemps elle roule et plus son mouvement est puissant, ce sont des notions de base de physique.

Et notre roue à nous roule depuis longtemps.

J’aimerais parfois que tout s’arrête. Que toute cette course inutile s’arrête. Que chacun de nous, humain, cessions de nourrir cette roue. Que nous vivions pleinement la joie d’être en vie. Il y a tant à voir, à apprendre, à faire, à goûter, à sentir.

Je rêve que nous ne soyons pas pris dans l’esclavage d’une une vie d’illusion qui consiste à travailler pour amasser de l’argent pour payer des choses/récompenses/dépendances qui ne servent qu’à nous aider à oublier que nous ne sommes pas en train de vivre pleinement notre vie qui s’arrêtera, indéniablement à un moment surprise.

Personnellement, je n’ai pas encore trouvé la porte de sortie.

Je suppose que c’est de genre de réflexion qui est à l’origine de la simplicité volontaire.

Voici 3 sites spécialisés en la matière : http://simplicitevolontaire.org/ et (anglais seulement) choosingvoluntarysimplicity.com, simplicitycollective.com

À explorer.

The Seeker

Auteur

Humaine. Artiste multidisciplinaire. Contemplative. Les 2 pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Défi plutôt exceptionnel lorsqu’on mesure 5 pi. 1 1/2

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