Ce n’est pas parce que la semaine est terminée qu’on ne l’a pas encore dans le corps… et dans la tête.

J’étais dans des toilettes publiques en me demandant avec inquiétude si j’avais été trop familière avec un nouveau supérieur quand mon regard s’est posé sur un petit papier blanc collé au bas droit de la porte avec les lettres « Aime toi ». Le « A » et le « i » étaient presque effacés, mais quelqu’un avait pris soin de les retracer au crayon à l’encre. Peut-être quelqu’un qui avait été touché par ces mots et qui voulait qu’ils perdurent pour pouvoir les offrir à quelqu’un d’autre, comme à moi à ce moment opportun. Ces mots ont eu du pouvoir sur moi car mes pensées d’inquiétude se sont écroulées pour laisser place à un sourire, à un moment de présence.

Le pouvoir des mots.

Il y a longtemps que la publicité a compris cela et l’utilise à son avantage, mais nous sommes tellement submergés d’information qu’on en oublie le pouvoir de ces mots. Ces 2 petits mots, qu’en d’autres circonstance je n’aurais peut-être jamais remarqués, ont changé le cours de ma pensée. J’ai été touchée de voir qu’une personne avait pris soin de réécrire les 2 lettres à demi disparues. Cette personne a pris le temps de faire ça, pour elle, pour moi, pour vous. Et la première personne qui a fait ce collant et l’a posé là habite probablement dans la même ville que moi. Peut-être sera-t-elle un jour appelée à lire ce blogue et voir que son geste simple avait influencé quelqu’un d’autre.

Il y a peut-être des années que cette personne avait posé ce collant là, peut-être n’en a-t-elle pas souvenir mais son geste traverse le temps. Ce qui est pour elle le passé était pour moi le présent.

En sortant de là, étant maintenant sortie de ma tête et revenue dans le moment, j’ai remarqué le jeune homme qui avait commencé à jouer sur le piano à queue laissé au milieu de la place. Nous sommes passés à côté de lui sans rien dire et sans le regarder comme des étrangers, mais je l’ai remarqué, j’ai aimé ce qu’il jouait…

Et puis hier, sur le trottoir dans la lumière de fin de journée, une petite fée était assise sur les épaules de son père. Une petite lumière libre, épanouie encore sans préjugés ni idées préconçues sur le monde qui l’entoure. Elle incarnait la légèreté et la confiance. Sa seule présence m’a soufflé un air de joie et d’innocence.

Les échanges marquants sont parfois silencieux et imperceptibles, mais ils sont là. Peut-être avez vous inspiré ou influencé quelqu’un aujourd’hui sans même le savoir. Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous ensemble, que cela nous plaise ou non, nous partageons le même vaisseau qui se tient là dans la galaxie. Et ce vaisseau est magnifique.

The Seekers

Auteur

Humaine. Artiste multidisciplinaire. Contemplative. Les 2 pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Défi plutôt exceptionnel lorsqu’on mesure 5 pi. 1 1/2

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